Humusation et urne funéraire: enterrement écologique

Nous savons tous que la terre se réchauffe lentement, mais sûrement. Ce sont principalement la combustion de matières fossiles, la déforestation effrénée et certaines activités industrielles et agricoles qui en sont la cause. En d'autres termes, c'est l'être humain qui en est responsable.

Notre environnement est donc une question sensible qui requiert toute notre attention. Et le secteur des obsèques va devoir aussi y mettre du sien à l'avenir. En général, pour des obsèques, on pense à une incinération ou à un enterrement classique. Mais il existe des alternatives écologiques. Le fait de se préoccuper ainsi de l'environnement montre non seulement du respect pour notre Mère Nature, mais aussi pour les êtres chers qui nous ont quittés. Dans le cadre des obsèques personnalisées, les plus courantes actuellement, il est utile de connaître ces possibilités écologiques. On peut ainsi diminuer son empreinte écologique autant que possible, y compris après son décès, si on le souhaite.

Dans ce dossier, nous nous attardons sur les alternatives écologiques des produits d'obsèques : cercueils, urnes, fleurs de deuil (oui, les fleurs polluent aussi) et l’impression.

Impression écologique : le papier recyclé

Au décès d'un être cher, il est d'usage d'envoyer un faire-part aux membres de la famille et aux amis. Cela reste la norme pour notifier un décès. Malheureusement, les proches choisissent presque toujours du papier de qualité, car celui-ci a une plus belle apparence.

Mais pourquoi ne pas utiliser du papier recyclé? Ce papier est bien plus écologique et l'on ne remarque presque plus la différence avec le papier ordinaire. D’autre part, on pourrait faire encore mieux pour l'environnement: ne plus envoyer de faire-part et d'opter, au contraire, pour des messages en ligne, avec la possibilité d'envoyer un e-mail aux proches. Et si l'on peut aussi présenter ses condoléances immédiatement en ligne, le système devient écologique à 100 %, car on ne crée ni n’imprime plus de cartes de condoléances physiques.

En Belgique, on peut déjà présenter ses condoléances en ligne sur le site www.dansnospensees.be/fr. Ce site vous permet de consulter les faire-part de décès d'êtres chers, de laisser un message de condoléances dans le registre public du défunt, d'envoyer une carte de condoléances privée aux proches, d'allumer une bougie, de laisser une photo ou vidéo, et bien plus encore...

Les fleurs : bien plus polluantes que l'on pense

On dit que les fleurs aiment les êtres humains, mais sont-elles aussi clémentes avec la nature ? Car, malheureusement, leur production est loin d’être écologique. Il suffit de penser aux pesticides chimiques et donc nuisibles pour l'environnement, utilisés pour favoriser la croissance. Et c’est encore sans compter avec les émissions de CO2 lors de la production et pendant le transport de fleurs. En effet, les milliers de serres doivent être chauffées jour et nuit, et les fleurs sont presque toujours transportées dans des camions non écologiques.

Mais ne peut-on pas y trouver une solution qui préserve l’environnement ? Si, de nombreux producteurs de fleurs utilisent déjà bien moins de substances polluantes. Principalement aux Pays-Bas, le pays par excellence des fleurs, qui a une grande longueur d'avance en la matière par rapport à la Belgique. Fort heureusement, de nombreuses fleurs dans nos cimetières proviennent de ce pays. Les fournisseurs écologiques se reconnaissent à un label particulier qui a été conçu spécialement à cet effet. On est ainsi sûr de placer des 'fleurs écologiques' sur la tombe d'un ou plusieurs êtres chers ou dans un columbarium.

Ecolo jusqu'au dernier repos: les cercueils écologiques

Pour faire contrepoids aux cercueils courants, de plus en plus d'entreprises se tournent vers des modèles écologiques. À l'heure actuelle, il existe des cercueils composés exclusivement de matériaux naturels et qui ne polluent pas le sol lors de la mise en bière. Par exemple, ils sont dépourvus d'attaches en métal pour faire tenir les différentes parties du cercueil ou ne contiennent que des poignées en bois. On peut ainsi tout éliminer de façon naturelle, au même rythme que la décomposition de la dépouille.

Mais attention: bon nombre de crématoriums en Belgique n'autorisent pas encore ces variantes écologiques, car des problèmes surviennent lors de l'incinération, qui est trop rapide OU provoque une obturation du filtre à particules (à cause des gaz 'nuisibles' qui se libèrent lors de la crémation de ces matières naturelles). Il faut donc toujours vérifier auprès de l'entrepreneur en pompes funèbres que l'on autorise bien l'utilisation de ces cercueils écologiques pour l'incinération! 

Une vue d'ensemble de ces cercueils écologiques :

L'éco-cercueil

L'éco-cercueil est fabriqué en bois coupé dans la forêt, ce qui implique une 'obligation de replantation'. On préserve ainsi ces forêts. En général, il s'agit de bois de placage qui se dégrade rapidement, mais est suffisamment solide pour la construction du cercueil. Néanmoins, il existe aussi des éco-cercueils fabriqués dans des matériaux non traités de qualité supérieure : bois d'échafaudage, bois de démolition, bois de pin, bois de chêne, bois de sapin, bois de pin et même des liteaux. Les poignées de ces cercueils sont en général fabriquées en cuir, corde ou bois. Il n'y a donc que des matériaux biodégradables. Et pour le revêtement intérieur, on a le choix entre du coton ou de la paille biodégradable, ou encore l’absence de revêtement.

Le cercueil en osier

Le cercueil en osier est fait en bois recouvert de rotin. Il est, par conséquent, très écologique et solide. Le tressage en fait un objet très esthétique et son couvercle peut être travaillé pour créer une belle forme arrondie ou rectangulaire. Les poignées sont recouvertes dans le même osier afin d'avoir une structure portante correcte. Ce cercueil en osier peut être personnalisé à merveille selon les désirs du client. Le revêtement intérieur se compose en général de coton biodégradable.

Le cercueil en canne à sucre

Ce type de cercueil est fabriqué à partir de tiges de canne à sucre pressées, qui est le résidu de la production de sucre de canne. Ce matériau est extrêmement solide et léger à la fois. Ainsi, le cercueil ne pèse que 13 kg (couvercle compris), mais peut très bien transporter un poids de 300 kg. À titre de comparaison, un cercueil normal destiné à l'incinération pèse 20 kg et un cercueil d'enterrement 40 kg.

Ce cercueil écologique ne se dégrade pas plus vite ou plus lentement qu'un cercueil ordinaire. De plus, il est disponible dans toutes les formes et tailles et peut être entièrement personnalisé à l'aide de photos, modèles ou couleurs au choix.

 

Le cercueil du commerce équitable

Les 'green coffins' ou cercueils du commerce équitable sont fabriqués en matériaux naturels (bois), tels que le pin, le bambou, le pandanus (ananas sauvage), l’osier, la feuille de bananier et le sapin. Ces matériaux écologiques ne proviennent pas de plantes ou d'arbres menacés d'extinction et sont entièrement biodégradables. Et en achetant un tel cercueil équitable, vous soutenez aussi les habitants des régions les plus pauvres du monde.

En effet, ce cercueil est en général fabriqué à la main en Pologne, Chine, Indonésie ou Colombie, et il est doté de poignées solides en corde de palme ou bois de sapin naturel. De plus, ce cercueil est à chaque fois doté d'un fond solide et massif en bambou et dispose d'un revêtement intérieur en coton étanche et biodégradable, ainsi que d'oreillers rembourrés en kapok (fibres douces de l'arbre kapok).

Le cercueil en carton

Ce cercueil est entièrement fabriqué en carton aggloméré ou en papier 100 % recyclable, a une couleur de bois naturelle et une capacité de charge de 110 kg. L'intérieur est, en général, revêtu de coton non blanchi ou de feuille couvrante biodégradable. L'extérieur peut être totalement personnalisé au moyen de photos du défunt ou de ses proches, par exemple, dans une encre qui sera bien évidemment écologique. Qui plus est, le cercueil en carton est entièrement biodégradable.

Le cercueil tissé

Le cercueil tissé est fait uniquement à la main et se compose de tiges d'un matériau naturel au grain fin (papier). Ce cercueil est non seulement écologique, mais aussi plus léger qu'un cercueil ordinaire. Il est disponible en couleurs de base : blanc ivoire et noir de jais. Les cercueils tissés sont également disponibles pour les jeunes enfants et bébés.

Le cercueil en laine

Le cercueil en laine est le fruit de la coopération entre une firme anglaise de costumes et un fabricant néerlandais de cercueils. Ce cercueil est fabriqué à partir de laine écossaise, qui est rendue solide par feutrage. Il s'agit de restes de laine qui forment une couche quasiment imperméable à l'air et à l'eau. Les poignées sont en jute, le revêtement intérieur est fait de coton non blanchi et le tout est recouvert d'un couvercle en laine. Ces cercueils ne peuvent, toutefois, pas être utilisés lors d'une incinération, car ils brûleraient bien trop vite. En effet, rien qu'à l'ouverture de l'incinérateur, le cercueil se convertirait déjà en flammes.

 

Le linceul

Le linceul peut avoir plusieurs significations. Aux Pays-Bas, il fait référence à la tenue dans laquelle on enterre ou incinère le défunt. En Belgique, sa signification est tout autre. Il s'agit d'un drap en matière 100 % naturelle comme le coton, le lin, la laine ou la soie.

La force de traction, le contact avec l'eau, la perméabilité et les autres conditions liées à ce drap font l'objet de réglementations strictes. Des substances nocives ne peuvent donc pas être libérées non plus lors de l'incinération. C’est pourquoi il faut toujours aborder la question du linceul avec l'entrepreneur en pompes funèbres.

L'avantage de cet objet est qu'il peut être ouvert, entièrement ou en partie, lors d'une cérémonie d'adieux ou un moment des salutations, afin par exemple de ne voir que la tête ou le visage du défunt.

La promession: la congélation du corps en poudre

La promession consiste à congeler les personnes décédées afin de les convertir en une poudre inodore. La promession a été découverte par la société suédoise Promessa Organic. Ce processus comprend 6 étapes :

1. La dépouille est congelée pendant 10 jours à - 18 °C. 

2. La dépouille et le cercueil sont, ensuite, plongés dans de l'azote liquide (
à - 196 °C), ce qui rend l'ensemble friable.

3. Le cercueil est placé sur une table vibrante, ce qui entraîne la décomposition de l'ensemble en petits morceaux ou particules de poussière.

4. La poudre restante, 
de 25 à 30 kilos, est séchée. Le mercure et les restes de métaux chirurgicaux sont éliminés magnétiquement.

5. La poudre inodore est placée dans un petit cercueil 
en fécule de maïs ou de pomme de terre (à nouveau très écologique).

6. Ce cercueil est, ensuite, enterré dans une tombe peu profonde afin qu'il puisse être en contact avec de l'oxygène. Endéans les six à douze mois, les restes se transforment en compost.

Et pour rendre ce processus tout à fait écologique, Promessa Organic propose de planter un arbre ou buisson sur la tombe, qui se nourrira du compost.

La promession paraît donc être une bonne alternative écologique. Elle est apparemment moins polluante que l'incinération, car elle consomme bien moins de matières premières. Par contre, il faut beaucoup d'énergie sous forme d'électricité. De plus, ce processus n'a encore été autorisé nulle part dans le monde, même si l'on s'intéresse de plus en plus à cette manière particulière de conservation du corps, entre autres chez nos voisins du Nord.

La promession

Regardez la vidéo concernant la congélation du corps en poudre.

La résomation ou BIO-incinération

La résomation vient du mot grec 'Resoma', qui signifie littéralement la renaissance du corps humain. Le processus de résomation, également appelé bio-incinération, a été tout spécialement conçu pour rendre le secteur des obsèques plus vert. Durant ce processus, la dépouille est dégradée en substances solubles dans l'eau au lieu d'être incinérée.

On place les restes dans le 'resomator'. La solution d'eau et d'hydroxyde de potassium, portée à 150-180 °C environ, dissout tous les tissus humains. Ces tissus se décomposent dans le liquide à cette température.

Comme pour l'incinération, il ne reste que le squelette ou les os du corps humain. Ces restes osseux sont alors convertis en cendres blanches. On peut ainsi placer une quantité de centres dans une urne. Après ce processus de résomation, il ne reste que du liquide et de la cendre minérale (soit 3 % à peine du corps humain). La solution aqueuse de tous les tissus serait entièrement stérile selon la plupart des fournisseurs de resomator.

La grande différence entre la résomation et l'incinération est la consommation d'énergie. La résomation en utilise beaucoup moins que l'incinération. Cette différence est principalement due à la température de l'incinérateur, qui doit atteindre 1100 °C. La résomation a besoin de bien moins d'énergie pour chauffer et peut produire du feu sans matières premières comme le gaz ou d'autres sources naturelles. L'eau suffit.

Et la résomation dure plus ou moins aussi longtemps que l'incinération. Par contre, les cendres sont bien plus fines. Et elles sont aussi un peu plus nombreuses qu'après une incinération. Et leur couleur est bien plus blanche.

À noter, la résomation ne libère aucune substance nocive comme les dioxines ou le mercure, contrairement à l'incinération. La résomation est donc largement moins polluante pour notre environnement.

Résomation

Regardez le vidéo concernant la BIO-incinération.

Humusation : devenir un avec la nature

Outre les options vertes ci-dessus qui sont toujours nuisibles à l'environnement, il existe une troisième méthode d'inhumation verte : l'humusation. Il s’agit d’un processus contrôlé dans lequel le corps du proche décédé se décompose lentement. Ce processus est possible grâce aux micro-organismes dans la couche supérieure de notre terre, en combinaison avec les propres bactéries du corps et une grande quantité de matière organique préparée par des humusateurs certifiés.

Ce mélange végétal se compose de fines tailles, de feuilles et de troncs broyés, dilués avec 2 accélérateurs de décomposition naturels et une petite quantité d'argile. Après 3 mois, les os sont déjà libres et séparés. Les humusateurs retirent ensuite les os et les objets non corporels tels que les plombages dentaires, les stimulateurs cardiaques ou les hanches artificielles du compost. Ces éléments sont amenés à une entreprise de recyclage spécialisée et les os sont broyés en une fine poussière. Puis il y a l’ajout au compost existant afin que le corps décomposé puisse devenir un avec la nature pendant 9 mois supplémentaires.

Après 12 mois, les restes ont été transformés en un humus sain et fertile. Celui-ci peut parfaitement être utilisé pour améliorer, par exemple, les sols fertiles.

Jardin de métamorphose

L'humusation du défunt a lieu dans un jardin dit de métamorphose. Un site spécialement désigné et protégé. Le corps s'est complètement décomposé en 1 an et le processus produit 1,5 mètre cube de compost fertile.

Ce compost peut être utilisé pour planter un arbre dans une forêt de mémoire, et il y a la place pour une pierre commémorative comme dernier lieu de repos et de deuil. Les descendants peuvent prendre une autre part de l’humus pour planter un arbre ou une plante chez eux ou ailleurs en souvenir du proche décédé.

Le reste de l'humus peut être utilisé pour régénérer des sites contaminés en y plantant des arbres et en les recouvrant d'humus. De cette façon, les erreurs du passé sont corrigées et nous contribuons au cycle de la vie, à la biodiversité, à l'oxygène de notre air, à la rétention d'eau, etc.

L’humusation en Belgique

Le 8 novembre 2018, le gouvernement bruxellois a décidé, par ordonnance, d'autoriser des formes alternatives de services funéraires, tels que « l'humusation » ou « l'aquamation », dans la région bruxelloise. L'humusation n'est toujours pas légalement autorisée en Flandre et en Wallonie.

Pourquoi choisir l'humusation ?

L'humusation présente de nombreux avantages par rapport à une inhumation classique :

  • pas de cercueil
  • pas de frais de concession au cimetière
  • aucun frais pour une pierre tombale ou un caveau
  • aucun frais pour l’embaumement ou l’ajout de produits chimiques nocifs
  • pas d’entretien de la tombe par les descendants
  • pas de pollution des eaux souterraines due à des substances toxiques, des résidus de médicaments, des pesticides ou des perturbateurs endocriniens

Avantages de l'humusation par rapport à l’incinération :

  • aucune substance toxique rejetée dans l'atmosphère ou dans les égouts
  • pas de consommation déraisonnable d’énergie fossile (+/- 200 l d’équivalent combustible / corps)
  • pas de columbarium (mur d'urne) à louer
  • pas de détérioration des couches superficielles du sol lors de l'épandage de cendres
Humusation

Transport et collation écologiques

Le transport du défunt est sans nul doute l'un des aspects les plus polluants des obsèques. En effet, l'entrepreneur en pompes funèbres utilise le plus souvent un corbillard pour amener la dépouille au cimetière, ce qui entraîne de grandes émissions de CO2. Le décret flamand sur l'inhumation prescrit d'ailleurs l'usage d'un véhicule spécialement conçu pour ce transport, à savoir un corbillard.

S'il s'agit d'une très courte distance, le cercueil peut éventuellement être porté jusqu'à l'église ou au cimetière ou encore être transporté dans un char funèbre. Le principal est que ce transport ait lieu de manière 'adéquate'. D'autre part, les proches, membres de la famille et amis viennent souvent en voiture à la cérémonie d'adieux. Ce n'est pas non plus très écologique. Mais peut-on faire autrement? Absolument!

Le char funèbre

Alors que le carrosse est utilisé depuis des années pour les mariages, ce moyen de transport historique revient en force aussi symboliquement lors des obsèques. Un phénomène qui s'inscrit dans la personnalisation toujours plus intense des obsèques. Bien sûr, nous ne devons pas non plus perdre de vue le caractère écologique de ce moyen de transport. Comme il est toujours loué avec des chevaux, il constitue une alternative à la fois esthétique et écologique.

Histoire du char funèbre

Toutes les couches de la société utilisaient autrefois un char funèbre. Sa décoration était sobre ou somptueuse en fonction du statut ou 'rang' de la famille. Les obsèques de troisième rang étaient les plus sobres et comprenaient uniquement un cheval et un carrosse, sans drap ni autres décorations.

Au deuxième rang, on ajoutait des draps au carrosse ainsi que sur la moitié du dos des chevaux.

Pour la classe sociale plus élevée, on trouvait de tout: des plumes sur la tête des chevaux, les dos couverts de draps et des lampes sur le carrosse. Quiconque loue actuellement un char funèbre historique peut définir soi-même l'utilisation ou non de draps, lampes et autres décorations symboliques.

 

Le triporteur

Nos voisins hollandais utilisent depuis déjà un certain temps ce moyen de transport, qui connaît aussi une popularité croissante en Belgique. À la demande du client, les entrepreneurs en pompes funèbres peuvent amener la dépouille d'un être cher à l'église, au funérarium ou au crématorium dans un triporteur spécialement conçu à cet effet. Ce moyen de transport est bien meilleur marché qu'un corbillard et aussi très écologique.

Mais attention: les entrepreneurs en pompes funèbres ne proposent pas encore tous ce service écologique. Et, bien sûr, il serait aussi bon que les visiteurs sortent leur vélo de l'établi pour rendre de la sorte un dernier hommage vert au défunt.

Le bus funèbre

Nos voisins hollandais ont aussi pensé au 'bus funèbre'. Ce concept est très simple. Durant les obsèques, tout le monde, y compris le défunt (qui est bien sûr porté), monte dans le bus conduit par un chauffeur qualifié, de la cérémonie d'adieux au cimetière ou crématorium.