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« L’épargne peut payer une facture. Mais elle ne prend pas en charge l’organisation des funérailles. »

31 juillet 2026
Temps de lecture: 5 min

Quand on parle d’assurance obsèques, la conversation tourne très vite autour d’argent. Du coût des funérailles, de l’épargne ou encore de la nécessité financière d’une telle assurance.

Pourtant, lorsqu’on écoute les témoignages de Katia et de Jens, on se rend vite compte que ce n’est finalement pas la question centrale.

Katia a 63 ans, vit seule et a une fille de 29 ans. Jens a 44 ans, vit dans une famille recomposée et attend prochainement un enfant avec son épouse. Leurs parcours de vie sont très différents, tout comme leur situation financière. Pourtant, ils ont fait le même choix : souscrire une assurance obsèques. Non pas parce qu’ils craignaient le coût des funérailles, mais parce qu’ils souhaitaient épargner un maximum de soucis à leurs proches dans un moment déjà difficile.

Une autre façon de voir l’avenir

Pour Katia, cette réflexion s’est installée progressivement.

« Il y a vingt ans, je n’y pensais pas du tout », explique-t-elle. « À cette époque, on est occupé par sa carrière, sa famille et ses projets. Aujourd’hui, je pense davantage à l’avenir. Pas de manière pessimiste, mais simplement parce qu’à un moment donné, on se rend compte que la tranquillité d’esprit devient importante. »

Cette volonté d’anticiper est étroitement liée à sa fille.

« Je vis seule et j’ai toujours eu envie de régler les choses correctement. Pas seulement pour moi, mais aussi pour les personnes que j’aime. Je souhaite que la vie soit la plus agréable possible pour moi comme pour mon entourage. »

Cette réflexion ne lui est pas venue du jour au lendemain. Après son divorce, lors d’un voyage à bord d’un voilier, elle a découvert pour la première fois le principe de l’assurance obsèques. Le skipper, courtier en assurances canadien ayant réalisé son rêve de naviguer autour du monde, en parlait très librement.

« En Belgique, à l’époque, personne n’abordait vraiment ce sujet. J’ai trouvé remarquable qu’il réfléchisse aussi naturellement à la fin de la vie. Non pas par peur, mais parce qu’il considérait qu’en organisant certaines choses à l’avance, on allège plus tard la charge de ceux qui restent. »

Cette conversation a été sa première véritable rencontre avec un sujet auquel elle n’avait jamais vraiment réfléchi auparavant. Lorsque son propre courtier lui en a parlé quelque temps plus tard, la décision de souscrire une assurance obsèques a été rapidement prise.

« Les réserves financières ne font pas tout »

Pour Jens, le point de départ était tout autre.

Avec son épouse, il estime être financièrement bien préparé. Ils disposent d’une épargne, de différentes assurances et de plusieurs protections financières pour leur famille.

« Pour nous, la question n’a jamais été de savoir s’il y aurait assez d’argent », explique-t-il franchement. « Nous avons une assurance groupe, une assurance solde restant dû et des réserves suffisantes. Si l’un d’entre nous venait à décéder, un montant important serait de toute façon versé. »

Pendant longtemps, une assurance obsèques lui a donc semblé superflue.

« On se dit rapidement : pourquoi souscrire cette assurance en plus ? »

Sa manière de voir les choses a cependant évolué lorsqu’il a vu des proches perdre un parent.

« On réalise alors tout ce qu’il faut organiser. Les démarches administratives, les appels, toutes les questions pratiques qui surgissent en peu de temps. Et pendant ce temps-là, les personnes concernées essaient simplement de gérer leur chagrin. »

Cela l’a fait réfléchir.

« Dans ces moments-là, on n’a pas l’énergie pour les paperasses. On a une famille, un travail et la vie continue malgré tout. Si quelqu’un peut vous accompagner et prendre certaines choses en charge, cela a énormément de valeur. »

« L’épargne n’accompagne pas votre famille »

Fait frappant : ni Katia ni Jens ne citent l’aspect financier comme principale raison de leur choix.

Pour Katia, il s’agit avant tout de sérénité.

« Bien sûr, c’est rassurant de savoir que les frais sont couverts. Mais pour moi, l’aspect émotionnel était au moins aussi important. L’idée que ma fille sera accompagnée lorsqu’elle me perdra compte beaucoup plus que l’aspect financier. »

Cette conviction s’est encore renforcée après le décès de ses parents, à peu de temps d’intervalle. Pour la première fois, elle a été confrontée à tout ce qu’un décès implique.

« On est en plein deuil et, en même temps, il faut prendre des décisions. On vous présente des documents, on vous demande de faire des choix et de gérer quantité de détails pratiques. »

Ce qui l’a le plus marquée, c’est la difficulté de réfléchir clairement dans de telles circonstances.

« Je me souviens qu’on me parlait de toutes sortes de choses et que je signais des documents alors que je n’étais pas vraiment en état de réfléchir. On essaie de dire au revoir à quelqu’un qu’on aime, tout en devant prendre des décisions importantes. On n’a pas envie de comparer, de choisir ou de négocier. On veut simplement pouvoir faire son deuil. »

C’est une réflexion que partage pleinement Jens. Il la formule ainsi :

« L’épargne peut payer une facture. Mais elle ne prend pas en charge l’organisation des funérailles. Elle n’accompagne pas votre famille et n’aide pas vos proches à travers toutes les décisions qu’ils doivent prendre. »

Selon lui, beaucoup de personnes confondent préparation financière et préparation pratique.

« Nous pensons souvent qu’être bien préparé signifie avoir suffisamment d’argent. Pourtant, ce sont deux choses différentes. L’argent ne résout pas tout automatiquement. »

Anticiper, c’est aussi prendre soin des autres

Ce qui ressort de ces deux témoignages, c’est que leur décision repose finalement sur la même préoccupation : protéger les personnes qu’ils aiment.

Katia a déjà consigné ses souhaits et sa fille sait où se trouvent tous les documents importants.

« Elle sait où tout est rangé », dit-elle en souriant. « Mais quand j’aborde le sujet, elle me répond souvent : “Oui oui maman, c’est bon.” Je comprends aussi. Quand on est enfant, on n’a pas envie de penser qu’un jour ses parents ne seront plus là. »

Malgré tout, elle estime qu’il est important d’en parler.

« Même si c’est difficile, ce sujet mérite d’être abordé. Parce qu’au fond, c’est une façon de témoigner son amour à ceux qui resteront. »

Jens partage la même vision.

« On ne souscrit pas une assurance obsèques parce qu’on pense à la mort tous les jours. On le fait parce qu’on sait que notre famille traversera un jour cette épreuve. Tout ce qui peut être réglé à l’avance est un souci en moins. »

Tous deux soulignent également qu’ils sont heureux d’avoir commencé relativement tôt.

« Cela permet d’étaler le coût sur plusieurs années et ensuite, on n’y pense pratiquement plus », explique Katia.

Jens acquiesce.

« Pour nous, c’est un peu comme l’épargne-pension. On n’y pense pas tous les jours, mais c’est rassurant de savoir que c’est organisé. »

« Qui sera là pour les aider ? »

Lorsque nous leur demandons quel conseil ils donneraient à quelqu’un qui hésite encore, ils reviennent tous les deux à la même question.

Pas : avez-vous suffisamment d’argent ?

Mais plutôt : qui sera là pour votre famille lorsque vous ne serez plus là ?

« Pour moi, c’est là que réside la véritable valeur ajoutée », répond Jens. « Dans le soutien apporté aux personnes qui restent. »

Katia ne réfléchit pas longtemps avant de répondre.

« Je l’ai déjà recommandé à plusieurs personnes. Pas parce qu’on aime penser à ce sujet, mais parce que cela apporte énormément de sérénité. Pour soi-même, mais aussi pour ses enfants. »

Et c’est peut-être là tout le sens d’une assurance obsèques. Elle ne se limite pas au financement des funérailles. Elle permet aussi de continuer à prendre soin de ceux qu’on aime, même après son départ.

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