Le deuil est généralement intense et propre à chacun. Le célèbre modèle des cinq étapes donne l’impression d’un processus structuré, mais la réalité est beaucoup moins linéaire : le deuil va et vient entre le chagrin lié à la perte et l’importance de poursuivre son chemin, et prend de nombreuses formes.
En 1969, la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross a présenté un modèle de deuil inspiré de son travail auprès de patients en phase terminale.
Ce modèle décrit cinq étapes traversées par les patients pour accepter un décès.
Si le modèle de Kübler-Ross a apporté d’intéressantes perspectives sur le deuil, il s’est révélé au fil du temps comme une vision trop simplifiée d’un processus complexe, dynamique et personnel. Quelles sont les principales critiques à son encontre ?
Aujourd’hui, on sait que le deuil suit plutôt un mouvement d’oscillation. Certains moments sont orientés sur la perte et tout ce qu’elle implique. À d’autres moments, on cherche un peu de répit dans la vie qui continue malgré l’absence de la personne décédée.